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Cameron ressources humaines

Janie Cameron

Janie Cameron
Conseillère en ressources humaines

  2021 | 10 | 31

Cessons de vouloir les retenir à tout prix

Depuis plusieurs années, la notion de rareté de main-d’œuvre ne cesse d’être utilisée et propagée. Mais lorsqu’on s’y arrête vraiment, nous comprenons que la divergence entre les générations sur le marché de travail y joue pour beaucoup.

D’abord, pour fin de compréhension, attardons-nous à la variabilité générationnelle entre les « baby-boomers » et les « milléniaux » afin de mieux comprendre le phénomène.

D’abord, vous ne serez pas surpris d’entendre que les « baby-boomers » sont ceux dont le besoin de stabilité est très important. Au plus fort de leur carrière, ces derniers ont passé de longues heures au travail. Ils quittaient leur quart de travail lorsque tout avait été accompli. Le temps supplémentaire était de la routine pour eux. Leur dicton ressemblait un peu à « Fais ce que doit. À la retraite du pourras en profiter. » Ils sont, sans l’ombre d’un doute, très différents des « milléniaux », qui regroupent l’ensemble des personnes nées entre le début des années 1980 et la fin des années 1990.

En effet, si nous nous attardons aux « milléniaux », ils accordent, quant à eux, une grande importance à la diversité des expériences, de même qu’à l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Les milléniaux vont compter leurs heures de travail et je peux vous assurer qu’ils ne vont rarement déroger de leur horaire. Voilà pourquoi il faut 2 « milléniaux » pour remplacer « 1 baby-boomer » en termes de disponibilité au travail. Leur dicton ressemble à « J’ai une vie à vivre. Aussi bien en profiter maintenant. »

En fait, ce n’est pas compliqué. Les travailleurs âgés de moins de 35 ans mettent simplement énormément d’emphase sur le bonheur immédiat, et ce, dans toutes les sphères de leur vie. Faisons un parallèle avec les réseaux sociaux. Cette jeune génération a été élevée avec un écran au visage. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la très grande majorité des milléniaux sont actifs sur les réseaux sociaux. Réseaux sociaux, qui eux, vendent du rêve, tant sur le plan personnel que professionnel, auprès des plus jeunes générations. Une réalité où des influenceurs semblent vivre une vie tant convoitée. Une vie où nous avons du temps à accorder à notre famille et à nos amis. Une vie où il est possible de consommer et de voyager,  sans trop de limites. Bref, tout ce qu’il y a de plus beaux. Une réalité à laquelle la jeune génération s’associe et à laquelle elle souhaite transposer dans sa vie personnelle et professionnelle.

C’est donc dire que peu importe ce que les entreprises vont offrir aux travailleurs milléniaux, ceux-ci seront toujours à l’affut de nouvelles opportunités d’emploi qui sauront leur offrir de meilleures conditions de travail (ex. : horaires variables, horaires comprimés, télétravail, vacances, journées de congé monnayables, et.c). Ils vont aussi multiplier les expériences professionnelles en raison de leurs nombreuses exigences professionnelles qui reposent sur la variété, l’autonomie, les défis, la reconnaissance, et j’en passe. S’ils n’ont pas tout ce qu’ils désirent, ils quittent et quitteront. Tout simplement.

EN CONCLUSION, clairement, la génération des milléniaux a beaucoup plus d’attentes et d’exigences que celle des « baby-boomers ». Normal, ils vivent dans l’abondance et n’ont pas connu la rareté des emplois, contrairement aux autres générations.

Pour leur part, les employeurs devront, malgré eux, faire face à ce phénomène qui est, quant à lui, appelé à s’amplifier, puisque de leur côté les « baby-boomers » continuent et continueront de se retirer du marché du travail… en vue de profiter, enfin, de leur retraite!

Référence :

https://www.bdc.ca/fr/articles-outils/employes/gerer/gerer-diversite-generationnelle