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Nancy Cameron

Nancy Cameron
CRHA, Conseillère principale

  2022 | 03 | 07

Employé toxique : quelques pistes de solution

Pour certaines personnes, le savoir-être en entreprise peut s’avérer un défi… essentiellement pour leurs gestionnaires, de même que pour leurs collègues de travail! Bien que les employés toxiques présentent généralement une bonne performance en termes de savoir-faire, leurs plus grands inconvénients sont reliés à leur savoir-être, qui, systématiquement, mine le moral des troupes. Procrastination, non-respect des valeurs organisationnelles, excuses faciles pour se décharger de leurs responsabilités, sont quelques exemples des comportements dont ils peuvent faire preuve.

Voici quelques pistes d’action pour prévenir, ou pour limiter, les dommages des employés toxiques.

Caractéristiques d’un employé toxique

Un employé toxique est parfois difficile à cerner, puisqu’il n’est pas forcément le « moins bon » des employés. Voici 4 grandes caractéristiques qui ont pu être identifiées dans le cadre d’une étude menée par Michael Housman et Dylan Minor du Havard Buisness School:

  • Égoïste et autocentré : l’employé toxique ne pense essentiellement qu’à lui-même. Cela se traduit par le fait qu’il ne prend pas en compte les objectifs de l’entreprise et fait passer ses propres objectifs, et besoins, en priorité.
  • Une confiance en soi abusive : l’employé toxique est très sûr de lui et peut parfois adopter l’attitude du « je-sais-tout ». Cet excès de confiance peut notamment le pousser à prendre des risques déraisonnables ou à se permettre certains comportements inacceptables sous prétexte qu’il est meilleur que tout le monde. Il pense agir de manière subtile.
  • Un grand respect des règles, selon la situation : en public, l’employé toxique prétend que les règles sont très importantes et qu’elles doivent toutes être respectées, sans exception. Or, dans la réalité, à l’abri des regards, il est plus prompt à les enfreindre.
  • Une bonne productivité : l’employé toxique est souvent beaucoup plus productif que la moyenne. Cela peut paraître étonnant, mais il est très important de bien comprendre qu’un employé « toxique » est très différent d’un « mauvais » employé. Il n’est pas « toxique » à cause de la qualité de son travail, mais bien à cause de son comportement. Et c’est parce qu’il fait du bon travail, qu’il est plus difficile à repérer et à cerner. De plus, les gestionnaires ont bien souvent tendance à excuser son attitude nocive et à ignorer les plaintes de ses collègues de travail, car ses résultats font de lui un élément clé. Pire, en contexte de rareté de main-d’œuvre, plusieurs gestionnaires acceptent, malheureusement, de maintenir en place des employés toxiques, justement parce qu’ils ont besoin de cette capacité de production offerte par l’employé toxique. Un congédiement, et donc une perte de capacité de production, n’est tout simplement pas envisageable pour ces derniers.

Quelques pistes d’action

La première réaction est souvent de penser à « enlever la pomme pourrie du panier ». Avant d’en arriver à la solution radicale, quelques actions peuvent être posées :

  • Étape 1 : commencer avec une introspection et agir d’une façon exemplaire. Comme gestionnaire, avant d’intervenir auprès d’un employé sur des éléments de sa personnalité, examinez votre propre comportement. Ceci pourra vous aider à intervenir de façon objective. Un changement d’attitude de votre part pourrait occasionner un changement positif chez l’employé toxique.
  • Étape 2 : établir des attentes claires et fixer les limites. Assurez-vous que votre entreprise a un code d’éthique permettant de communiquer les comportements organisationnels attendus, et ce, dès l’embauche, afin que ceux-ci soient tous sur la même longueur d’onde. Vos attentes, et les conséquences lorsque celles-ci ne sont pas respectées, doivent être clairement prononcées. N’oublions jamais le dicton : « qui ne dit mot consent ». Ainsi, tout gestionnaire qui ne se manifeste pas, qui reste silencieux face à un comportement, ou à des paroles ne respectant pas le code d’éthique, donne implicitement son accord. Il ne peut nier, par la suite, cette adhésion. Il est donc de votre responsabilité de faire preuve de courage chaque fois qu’un employé toxique décide de franchir la ligne fixée.
  • Étape 3 : enregistrer les suivis. Outre chaque rencontre de recadrement que vous réalisez avec l’employé toxique, il importe d’enregistrer le tout par écrit afin de bien étoffer le dossier disciplinaire de cet employé.
  • Étape 4 : donner de la rétroaction. La communication est un élément clé dans le succès d’une telle démarche. À titre de gestionnaire, il importe d’être précis, concis, clair et honnête dans votre rétroaction auprès de l’employé toxique. Soyez factuels, rapportez des exemples concrets de son comportement et les conséquences de ses comportements déviants qui ne cadrent pas avec les valeurs organisationnelles et qui, au final, ne répondent pas aux attentes de performance globale.
  • Étape 5 : donner un certain temps afin que l’employé toxique puisse s’amender. Les résultats d’une telle intervention ne sont pas instantanés. Quelques semaines (de 4 à 8 semaines, selon la situation), pourraient être nécessaires pour percevoir des changements.
  • Étape 6 : lorsque rien ne fonctionne. Malgré toute votre bonne volonté et vos efforts, si l’employé toxique n’arrive pas bien répondre à vos attentes, en termes de savoir-être : agissez ! N’attendez pas qu’il arrive au bout de votre patience ou du moral de votre équipe avant de mettre fin au lien d’emploi.

EN CONCLUSION, la personnalité des candidats est un élément très important à évaluer avant l’embauche. Bien qu’on ait tendance à toujours vouloir valider le savoir-faire, le plus important demeure le savoir-être. Miser sur des mises en situation faisant appel au comportement de la personne pourra vous aiguiller sur les stratégies, les habitudes et les tendances du candidat. De plus, quelques minutes suffisent pour utiliser un test de personnalité et de talents (évaluation psychométrique via les tests MPO) afin de compléter votre processus de sélection et en apprendre davantage sur les comportements prévisibles et les talents de chaque candidat. Enfin, vous êtes ambivalent face à l’embauche d’un candidat ou face à l’encadrement d’un employé toxique ? N’oubliez jamais le dicton : « mieux vaut une chaise vide qu’une chaise mal remplie » !

Sources :

https://globalmindfulsolutions.com/fr/comment-gerer-les-employes-toxiques/

https://wom-recrutement.com/employe-toxique-qui-est-il-et-pourquoi-est-il-dangereux-pour-votre-entreprise/#:~:text=%C3%89go%C3%AFste%20et%20auto%2Dcentr%C3%A9%20%3A%20l,du%20lien%20avec%20ses%20collaborateurs.

https://dash.harvard.edu/bitstream/handle/1/23481825/16-057.pdf?sequence=1&isAllowed=y