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Cameron ressources humaines

La marché du travail vu par des employeurs

Rivière-du-Loup – Quel est le portrait du marché de l’emploi dans la région ? Des employeurs d’ici ont partagé leurs défis quand vient le temps d’embaucher des travailleurs et nous ont fait part de leur vision du marché du travail dans leur domaine respectif.

Jessica Dubé, directrice des ressources humaines chez duBreton (560 employés), André Boucher, propriétaire de Verbois et d’Armoires et Boiseries (63 employés), ainsi que Michel Desjardins, directeur des ressources humaines par intérim chez Lepage Millwork (353 employés), partagent un point commun : leurs entreprises sont en croissance et sont en constante recherche de personnel. Même si cette situation est enviable, il n’en demeure pas moins que les défis sont constants lorsque vient le temps de trouver des employés.

DUBRETON

Pour Jessica Dubé, l’un des défis de son entreprise consiste à se renouveler constamment afin d’attirer des employés compétents. « Les jeunes et les travailleurs plus expérimentés sont moins attirés vers des travaux plus manuels. Ils ne viennent plus seulement pour les salaires, mais aussi pour les avantages sociaux. Par exemple, l’absence de période de chômage dans l’année », lance-t-elle.

ARMOIRES ET BOISERIES – VERBOIS

André Boucher évoque un changement dans les procédures d’embauche de nos jours. « Il faut faire preuve de vigilance dans nos embauches, on ne peut plus engager quelqu’un sur un coup de tête comme il y a plusieurs années, on n’a plus les moyens de faire ça. On doit prendre le temps de les rencontrer, faire des tests pour ne pas se tromper. Essayer un employé pour se rendre compte qu’il ne fait pas la job, ça ne se fait plus. C’est la réalité au niveau manufacturier », explique-t-il.

Jessica Dubé abonde dans le même sens. « Nous sommes de plus en plus soucieux de la qualité des gens qu’on embauche. On est vraiment sélectif, parce que nous voulons faire des produits de qualité, on veut des gens de qualité. »

LEPAGE MILLWORK

Lepage Millwork a le vent dans les voiles. Le manufacturier de portes et fenêtres vient tout juste d’embaucher près de 50 personnes. Un défi jamais vu pour Michel Desjardins. « De ce que j’ai vécu auparavant, jamais je n’avais vécu ça : engager 50 personnes en un mois et demi ! », indique-t-il.

Il ajoute qu’il était plus facile d’engager du personnel il y quelques années. Le choix était plus vaste et le bassin de travailleurs qualifiés, plus grand. Des propos qui rejoignent ceux de Mme Dubé, selon laquelle les employeurs doivent dorénavant faire davantage d’efforts pour attirer et retenir les bons employés.

« Le travailleur contemporain a l’embarras du choix, on doit se vendre pour attirer les travailleurs. Chez nous par exemple, on offre un chiropraticien gratuit sur place et des assurances complètes », confie-t-elle. Chez Verbois, c’est entre autres la semaine de quatre jours et l’emphase sur la conciliation travail-famille qui sont offerts aux employés.

TRAVAILLEURS D’AILLEURS

Tous ces efforts mis sur l’embauche de personnel, sa rétention et son bien-être font en sorte que plusieurs travailleurs n’hésitent plus à changer de région pour se trouver un emploi. Une tendance qu’a remarquée André Boucher.

« Ce que je m’apercois depuis quelques années, c’est qu’on a beaucoup plus de CV de l’extérieur, de gens des grands centres. Nouveaux arrivants ou non, ils recherchent une qualité de vie différente des grandes villes. Et à Rivière-du-Loup, ce qui nous démarque, c’est la qualité de vie. On dispose de plusieurs services et il existe plusieurs domaines intéressants pour les chercheurs d’emplois. Dans les prochaines années, l’intérêt des gens des grandes centres pour une région comme la nôtre ne devrait que croitre »,  prévoit-il.

Si attirer des employés de qualité est un défi constant, c’est encore plus vrai dans une région éloignée des grands centres comme la nôtre. Comme quoi ce qui nous distingue représente aussi une force.

« De la main-d’oeuvre, il y en a et il va toujours y en avoir. Mais c’est un enjeu pour les entreprises situées hors des grandes villes: comment attirer la main-d’œuvre, des gens qui veulent apprendre, rigoureux, qui ont un désir d’appendre et qui veulent se spécialiser chez nous ? Il faut vendre notre région et nos emplois pour attirer les gens de l’extérieur à venir », conclut Jessica Dubé.