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Cameron ressources humaines

  2011 | 09 | 09

La participation de l’employeur dans la conciliation travail-vie personnelle

La conciliation entre les exigences du travail et de la vie personnelle représente un défi quotidien pour plusieurs personnes. Bien entendu, chacun doit faire sa part pour bien s’organiser, gérer son temps, gérer son stress, s’entourer d’un réseau de soutien efficace, etc. Les stratégies sur le plan individuel sont nombreuses. Mais quel pourrait être l’appui de l’employeur dans ce domaine?

Pourquoi investir dans les mesures de conciliation, me demanderez-vous? Plusieurs raisons peuvent motiver ce choix. D’abord, les concepts liés au développement durable étant de plus en plus populaires, l’employeur qui décide de mettre en place des pratiques de conciliation pourra se voir reconnu comme étant un bon citoyen corporatif. Par le fait même, lorsque les mesures sont bien établies et que la culture organisationnelle devient elle-même favorable à la conciliation, l’entreprise détient alors un bon pouvoir d’attraction pour les meilleures ressources sur le marché. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre tel que nous le connaissons actuellement, il s’agit d’un atout non négligeable.

Pour les employés en place, les mesures de conciliation deviennent des outils de fidélisation et de mobilisation notables. En effet, l’absence de reconnaissance des besoins personnels constitue une des raisons les plus fréquemment évoquées par les individus qui quittent leur emploi.

Concrètement, voici quelques suggestions de pratiques de conciliation qui peuvent être mises en place dans les organisations :

• Horaires flexibles
• Temps partiel, partage de postes
• Télétravail (à domicile, sur une base régulière ou ponctuelle)
• Congés pour des raisons personnelles (avec ou sans solde)
• Allocations pour services de garde

Certaines de ces pratiques peuvent nécessiter un investissement considérable que les PME peuvent difficilement se permettre. Il existe différentes solutions pour pallier à cette difficulté, notamment le regroupement d’entreprises autour d’un objectif commun. Ainsi, plusieurs organisations rapprochées géographiquement peuvent se concerter pour offrir à leurs employés respectifs des services tels une garderie subventionnée. La plupart des pratiques ne représentent pas des coûts majeurs et sont plus facilement accessibles à tous les budgets, même en période économiquement plus difficile. On peut même utiliser le travail à temps partiel et le temps partagé pour éviter des coupures de postes, pour faciliter un retour de congé parental ou encore pour stimuler le transfert de connaissances intergénérationnel en prévision d’un départ à la retraite, par exemple.

Quant aux pratiques liées à la gestion des horaires et du temps de travail, l’enjeu est surtout de nature administrative. Certaines entreprises ont même osé un virage drastique en ce sens, soit la structure organisationnelle axée sur les résultats (communément appelée ROWE pour results-only work environment). Dans ce type de structure, les employés travaillent où et quand bon leur semble, dans la mesure où les résultats sont atteints. Tout un changement de culture, on s’entend! Mais à mi-chemin vers cet extrême, il y a sûrement une approche qui convient à votre contexte.

Dans l’optique de promouvoir les pratiques de gestion favorables à la conciliation, il existe maintenant deux processus de certification offerts par le Bureau de normalisation du Québec (www.bnq.qc.ca), soit la Norme Conciliation Travail-Famille et la Norme Entreprise en santé. Tous les outils sont donc à votre disposition pour amorcer des changements dans votre gestion des ressources humaines. Une subvention est même prévue en ce sens pour les
entreprise, voir le lien : http://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/progr_CTF_entreprises.pdf

Guylaine Deschênes, Ph.D., CRHA
Psychologue organisationnelle

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