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Cameron ressources humaines

Nancy Cameron

Nancy Cameron
CRHA, Conseillère principale

  2012 | 02 | 01

Nouvelle tendance : La « wish list » des chercheurs d’emploi!

Les besoins et aspirations professionnelles de la génération des « y » (nés entre 1980 et 1990), de même que celle des « c », (nés entre 1986 et 1996), jumelés au jeu de l’offre et de la demande de main-d’oeuvre, ont amené les chercheurs d’emploi à développer un nouvel outil de recherche : la « wish list ».

Nul besoin de mentionner que les entreprises, qui commençaient à s’adapter aux besoins de leurs employés, de différentes générations, devront accélérer leurs démarches, et ce, plus particulièrement en matière de rémunération et de conditions globales de travail.

Puisqu’il est difficile de qualifier en un seul mot, ce nouvel outil qu’est la « wish list » des chercheurs d’emploi, nous avons pensé la décrire par le biais de 3 qualificatifs : efficace, claire et variée.

Efficace : parce que d’emblée, les chercheurs d’emploi n’hésitent pas à nous présenter leurs attentes. La « wish list », qui contient tous les éléments essentiels pour répondre aux besoins des chercheurs est généralement présentée très tôt dans le processus de recrutement de candidatures. Elle est soit déposée par écrit, en annexe au curriculum vitae, ou présentée verbalement avant même la transmission du parcours professionnel. Ainsi, il n’y a aucune perte de temps d’un côté comme de l’autre. L’entreprise intéressée par un candidat sait dès le départ à quoi s’en tenir!

Claire : parce que, peu négociable! En effet, il faut comprendre que ce document contient, en d’autres mots, la liste des prés requis de base, essentiels afin que l’opportunité de carrière qui a été diffusée puisse être considérée. À noter que la « wish list » est d’autant plus « rigide » dans un contexte de changement d’emploi.

Variée : parce qu’elle aborde différents sujets de la rémunération et des conditions globales de travail et parce qu’elle découle d’une initiative spécifique des chercheurs d’emploi des générations « y » et « c ». Alors que les générations précédentes misent sur la performance (les x), le développement (les x), la reconnaissance (les baby-boomers), la sécurité (les baby-boomers), cette nouvelle génération de chercheurs d’emploi mise sur le temps, l’argent, la flexibilité, l’autonomie, les défis, etc. En conséquence, la « wish list » aborde généralement plusieurs dimensions qui leur sont chères :

• Le salaire de base, les bonis à la performance, les régimes de partage des profits, etc.;
• Les congés fériés, la semaine comprimée, les congés sans soldes, les vacances, les absences pour raisons personnelles, les absences pour raisons parentales, etc.;
• Les horaires flexibles, les horaires comprimés, le télétravail, le travail à temps partiel, les heures d’arrivée et de départ adaptées à la réalité personnelle, etc.;
• Le développement des compétences, incluant le remboursement de frais de scolarité et frais d’adhésion aux ordres professionnels, les promotions, les possibilités de relève, l’autonomie dans la gestion des budgets et dépenses, etc.;
• Le bien-être, qui passe par la présence d’un centre de conditionnement physique ou d’un abonnement à un centre sportif, la présence de nourriture saine offerte sur place, etc.;
• Les outils de travail à la fine pointe de la technologie, incluant le portable, le cellulaire intelligent, la caméra numérique, les outils et mobiliers ergonomiques, etc.;

Ha oui, il y a aussi, au terme de la liste, quelques autres demandes, du type « varia » qui sont de plus en plus présentes, toujours avant même qu’il y ait discussion d’embauche :
• Rencontrer personnellement le PDG ou DG de l’entreprise;
• Obtenir, en vue de consulter, les états financiers de l’entreprise (même dans un contexte d’entreprise privée, non cotée en Bourse);
• Visualiser le poste de travail et rencontrer des « potentiels » collègues de travail;
• Prévoir une indemnité de départ (en termes de milliers de dollars) au contrat de travail, en cas de fin d’emploi de la part de l’employeur au cours de la première année en poste.

En conclusion, au-delà des particularités de la « wish list » présentée par les chercheurs d’emploi, nous craignons les effets de cette dernière sur la gestion des entreprises, à savoir :
• pression, afin que ces dernières mettent en place une rémunération de type « buffet », où tous et chacun pourront choisir à volonté, sans égard à la performance rendue envers l’entreprise;
• complexité dans la gestion de la rémunération globale, incluant le contrôle de la masse salariale, sans oublier les difficultés à respecter les principes d’équité salariale.

Rédigé par Nancy Cameron, CRHA

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